08.09.2009
Il n'y en aura pas pour tout le monde!
Il n’y en aura pas pour tout le monde.
Alexis du Fontenioux. Septembre 2009
Nous comprenons (trop) lentement l’impact de nos modes de vie sur l’environnement. Nous commençons à admettre son caractère non déployable et en sommes aux balbutiements des mesures à prendre pour réduire cet impact.
Mais nous n’envisageons pas encore suffisamment l’envers de cette situation, à savoir la compréhension des impacts de l’état de l’environnement sur nos modes de vies. Notre rapport au réchauffement climatique en est l’illustration, nous restons bloqué sur la question du « comment diminuer nos émissions de CO2 » et n’abordons que peu la problématique de « l’adaptation à un nouvel environnement ». Exemple : où trouvons-nous trace d’un débat public sur la gestion des migrations climatiques ?
L’article du Monde du 7 septembre « La Chine accroît sa mainmise sur les métaux rares » en est une autre illustration. Ainsi, la Chine finalise un plan 2010/2015 quant à la gestion des stocks de métaux rares (dysprosium, terbium, indium) qui servent entre autres à la fabrication de nos écrans plats, batteries de téléphones, de voitures… L’idée du plan Chinois est de limiter les exportations de ces matières premières et de garantir son approvisionnement hors de ses frontières, en Australie notamment.
Comment comprendre cette politique ? Georges Pichon déclare dans les colonnes du Monde, « ce n’est pas la hausse des prix sur les métaux qui intéresse la Chine, mais la maîtrise de cette filière et la fabrication sur son sol des produits tirés de ces terres rares », Bertrand d’Armagnac en conclut qu’il s’agit d’une approche plus stratégique que financière.
Traduction : les tensions physiques (la disponibilité, le stock et non les tensions financières) autour de ces matériaux remettent en cause la pérennité d’un modèle et d'un mode de vie (production/consommation) basé sur le divertissement, les télécommunications, le transport. Contrôler la matière première, c'est "garder la main" sur l'avenir. En d’autres termes, il n’y en aura pas pour tout le monde.
17:19 Publié dans actu, citations | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : stocks, matières premières
10.06.2009
Européenne 2009. On aura tout vu!
Européenne 2009, leçons d’un scrutin
Alexis du Fontenioux. Juin 2009
On aura tout vu !
Une fois n’est pas coutume, le score d’une liste électorale - Europe Ecologie - est salué par (presque) tous ses concurrents. Ainsi, Michel Barnier et Jean Louis Borloo ont pu exprimer leur satisfaction face à l’expression des préoccupations environnementales des citoyens, le PS et le Modem ont mis en avant les convergences idéologiques qui les lient au mouvement vert. Pour Jean Luc Mélenchon, ce fut l’occasion de rappeler sa proposition de « planification écologique ». Il n’y a guère que le Front National pour pester contre ce score et de dénoncer Home, le film « climatiste » (sic)* diffusé la veille du scrutin.
Bien sûr, les déclarations des politiques ne sont jamais dénuées d’arrières pensées. Bien sûr, l’UMP ne s’est pas rangée aux arguments de José Bové, mais il faut constater que le score d’Europe Ecologie est finalement bénéfique à (presque) tout le monde. Pour les mouvements de gauche, c’est l’occasion de replacer le discours environnemental de leur côté de l’échiquier politique et de souligner les dimensions sociales du développement durable. Pour la droite au pouvoir, c’est l’occasion de rappeler les efforts entrepris autour du Grenelle de l’environnement et du difficile projet « Plan Energie Climat ».
Et maintenant Copenhague !
Quelle que soit sa propre opinion politique, le succès des listes « Europe Ecologie » et du groupe des verts au parlement européen est avant tout une bonne nouvelle pour l’Europe. Celle-ci amorce une fin d’année difficile avec en ligne de mire la conférence de Copenhague qui doit prendre la suite du protocole de Kyoto en matière de lutte contre les changements climatiques. Les Etats-Unis - malgré la bonne volonté de Barack Obama - se font attendre sur le sujet, la Chine - fine négociatrice - est réticente. La crise économique rendra les compromis plus difficiles encore.
Nous l’avons dit ici, la réussite de Copenhague est tout autant, voir plus indispensable que la réussite du dernier G20 de Londres consacré à la crise financière. L’Europe, qui reste à ce jour en pointe sur ses engagements d’émissions de CO2, doit faire la preuve du soutien de ses populations et du consensus de sa classe politique à ses interlocuteurs. Le succès d’Europe Ecologie et la surprenante bienveillance générale autour de cet évènement est une petite pierre dans l’immense chantier qui nous attend.
* Soulignons ici que le film Home n’est pas un film « climatiste » mais un film environnemental, économique et social, un film sur le développement durable en quelque sorte….
08:42 Publié dans actu, citations | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cohn bendit, copenhague, parlement européen
05.06.2009
Au secours, la crise est finie!
Au secours, la crise est finie !
Alexis du Fontenioux. juin 2009
Ainsi donc, certaines voix émettent l’hypothèse d’une sortie de crise pour 2010 ! Le plus fort de la tempête serait passé, selon Emmanuel Lechypre. Les milieux financiers l’ont d’ailleurs bien relevé, malgré des destructions massives d’emplois les cours boursiers reprennent de leur vitalité. Les spéculations sur les matières premières (pétrole notamment) reprennent tranquillement leur cours et nous voyons apparaître de nouveaux produits financiers, pudiquement nommés « plateformes alternatives », versions reliftées des tristement célèbres Subprimes et autres Credits Default Swaps. La plus grande crise depuis 1929 trouverait donc une issue au bout de quelques trimestres seulement. On peut regretter cette analyse, car elle pousse à interpréter la crise actuelle comme un « accident » de parcours et non comme une crise structurelle. On en vient jusqu’à présenter General Motors comme une victime collatérale de la crise financière. Il n’en est rien, GM est bel et bien victime de ses propres choix stratégiques et d’un système à bout de souffle. Sa chute était inscrite dans une évolution environnementale et sociale que l’entreprise n’a pas su appréhender.
Les crises sont porteuses d’espoir dit-on ! L’espoir que nous pouvions formuler réside dans une redéfinition globale des règles et des objectifs, basés sur de nouvelles stratégies de développement, de coopération, guidés par la contrainte environnementale et l’urgence sociale. L’analyse était pourtant assez largement partagée, on a même parlé de « refondation du capitalisme », l’espoir s’est alors porté sur une possible intégration des objectifs du millénaire dans les politiques publiques…
Une reprise économique trop rapide et d’un « business as usual » remettrait en cause le nécessaire effort de remise en cause. La Corée du Sud a su profiter de la crise pour développer un plan de développement essentiellement consacré à une relance verte (80% du budget), elle est bien isolée dans ce choix clairement affirmé. Se réjouir aujourd’hui d’une sortie de crise sans avoir fait le deuil du système l’ayant provoqué, c’est foncer tête baissée vers un nouveau mur plus grand et plus solide encore. Croire que la crise actuelle n’est qu’une défaillance du système financier est une erreur, les prochaines « émeutes de la faim », les prochaines tensions sur les matières premières et les futurs vagues de réfugiés climatiques sauront nous le rappeler.
17:03 Publié dans actu, citations, économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise financière
25.05.2009
Les polémiques Allègre
Pour comprendre Claude Allègre !
Alexis du Fontenioux. Mai 2008
La rumeur s’intensifie, Claude Allègre pourrait donc rejoindre le gouvernement pour gérer la politique de recherche et d’innovation. Il ne s’agit pas ici de remettre en cause les qualités d’un scientifique à l’intelligence et au courage reconnus. La question est de comprendre les raisons qui le poussent à adopter une posture contraire aux règles de bases de l’esprit scientifique qu'il chérit tant.
Le dogme est l’ennemi du scientifique, en ce sens Claude Allègre a raison d’en souligner les dangers. La controverse est nécessaire à la science qui se repose sur elle pour valider ses avancées, il a raison de la promouvoir.
Mais Lorsque Claude Allègre récuse avec mépris les travaux d’un scientifique au motif qu’il n’est pas climatologue mais glaciologue, il semble ignorer (est-ce possible ?) que la climatologie est faite de l’agrégation de disciplines ayant un rapport avec le climat (océanographes, glaciologues, géographes physiciens, hydrologues, etc.). Lorsqu’il déclare qu’il n’y a pas de réchauffement climatique au motif que « l’année 2008 est la plus froide de la décennie devant l’année 2007 » (C’est dans l’air, 15 décembre 2008), il dénigre les principes même de l’analyse scientifique, omettant volontairement de souligner qu’il s’agit de la décennie la plus chaude jamais enregistrée. Les scientifiques avant leurs interventions écrivent leurs textes, car ils savent que la précision des mots est la pierre angulaire d’une démonstration rigoureuse. Jade Lindgaard l’a démontré, Claude Allègre est hélas coutumier d’imprécisions, d’inexactitudes et autres « grosses ficelles ». Tout chercheur traitant de sujets utiles à l’analyse du climat contribue aux travaux du GIEC. Un scientifique contributeur n’est pas porteur d’un dogme, mais d’études elles mêmes soumises à la controverse. Le travail de l’organisation consiste à agréger et à synthétiser ces différents travaux par l’obtention d’un consensus, par la convergence des résultats. Si Claude Allègre mène des études sérieuses pouvant contribuer aux travaux du GIEC, il sera le bienvenu !
Alors pourquoi en est-on arriver là ? Comment un scientifique reconnu peut-il se fourvoyer dans une posture le poussant à dénigrer les principes mêmes sa discipline, dont la rigueur et l’honnêteté intellectuelle… ? L’orgueil!
Si les observations de Claude Allègre n’étaient à l’origine pas forcément injustifiées, elles sont devenues obsolètes avec le temps et l’avancée des recherches. Mais reconnaître son erreur est difficile pour un scientifique, qui plus est à l’orgueil hypertrophié. Claude Allègre s’enferre dans un combat quitte à raconter n’importe quoi. Bien que probable futur ministre, il est finalement bien à plaindre...
16:06 Publié dans actu, citations | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : claude allègre, giec, sciences, climatologie
19.05.2009
Un circuit de Formule 1 à Flins?
Le poids du symbole, le sens des mots.
« Un circuit de Formule 1 environnemental ? »
Alexis du Fontenioux. Mai 2009.
Verra ou ne verra-t-il pas le jour ? Les polémiques autour du circuit de Formule 1 de Flins font rages, la population est mobilisée, le gouvernement et la majorité sont divisés, l’activité de lobbying bat son plein.
Selon un amendement, adopté par la majorité sénatoriale, « le maintien d’un grand prix de F1 en France est un enjeu national », ni plus ni moins ! Le débat dépasse maintenant largement les enjeux. Probablement parce que le dossier est hautement symbolique, il souligne de façon transparente la préoccupation environnementale de nos politiques publiques. En d’autres termes, nous saurons si le Grenelle de l’environnement est un vœu pieu ou un principe d’action publique.
Les porteurs du projet ont compris l’obligation de présenter un programme tenant compte des préoccupations environnementales des parties prenantes, ils savent qu’il ne verra pas le jour sans une adhésion partagée. Ils ont donc intégré cette dimension, accordons leur le bénéfice du doute quant à leur sincérité... Il y a quelques années encore nous aurions assisté à un débat pitoyable sur la thématique « les écolos sont des illuminés qui empêchent tout développement » ; les comportements évoluent, c’est une bonne nouvelle. Mais ont-ils seulement compris les enjeux sous-jacents ?
Alain Prost déclare dans le JDD : « j'aimerais surtout que ce ne soit pas une posture politique, mais plutôt un discours rationnel et logique ». Prenons-le au mot. Si nous considérons les basiques d’une réflexion et d’une stratégie de développement durable, une activité de Formule 1 n’a strictement aucun sens. L’aspect économique : un circuit et un grand prix de Formule1 ne peut voir le jour ni fonctionner sans argent public. Développement du territoire, tourisme, activités et retombées économiques : Magny Cours peut témoigner de l’incertitude de ce lien … Recherche et développement : la priorité de la recherche automobile est est-elle vraiment basée sur les valeurs que véhicule la Formule 1 ? L’aspect environnemental : « Flins serait le premier circuit au monde totalement écologique » selon l’architecte du projet Jean-Michel Wilmotte. Celui-ci pourra pourtant construire tous les circuits du monde, ils ne seront jamais « écologiques » car ce n’est pas tant le circuit (4,5 Km) qui est en cause, mais l’activité même de la Formule1. Celle-ci est-elle « durable » ? Si les objectifs de la compétition automobile sont vitesse, accélération, dépassement, puissance, etc. alors cette activité est condamnée. Si en revanche, nous transformons la compétition automobile avec des objectifs de souplesse et d’agilité, d’endurance et de fiabilité, d’économie et de développement de nouvelles énergies, alors la création d’un circuit ne posera (presque) aucun problème ! Intégrer le développement durable dans la compétition automobile, c’est changer de système de valeurs, c’est inventer de nouveaux objectifs de compétition, c’est adapter cette activité à la réalité de notre monde.
Bertrand Piccard et son projet Solar Impulse réinvente l’avion, son exploit sportif et technologique vaut bien ceux d’Ayrton Senna.
Pour Chantal Jouanno, il est "hors de question de sacrifier l'environnement pour un circuit" de Formule 1. Si les mots ont un sens, les Yvelines ne verront pas de bolides débarquer entre Flins et les Mureaux.
Circuit de F1 à Flins le 6/04/09
envoyé par Vroumm78. - L'info video en direct.
11:50 Publié dans actu, citations, billets d'humeurs, y. Initiatives | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grenelle de l'environnement, développement durable
24.02.2009
Représenter les générations futures
Plans de relance et développement durable
Alexis du Fontenioux. Février 2009.
Comme l’a montré l’analyse du Monde, la plupart des grands pays industriels ont basé leurs plans de relance sur des stratégies d’économies plus « vertes » (USA, Grande Bretagne, Japon et Chine), on peut s’en réjouir! La France, mais plus encore l’Allemagne et l’Espagne, se sont montrés plus timorés en la matière. On peut le regretter tout en comprenant les urgences sectorielles qu’imposent les difficultés du moment.
Ces plans de relance, « verts », « gris » ou « gris vert », représentent des milliers de milliards de dollars et auront des conséquences considérables sur une des composantes essentielle du développement durable : « la non-compromission des besoins des générations futures ». Jamais le monde n’aura développé une telle dette vis-à-vis de ses enfants ! Cette situation est inédite et nous en ignorons l’impact.
C’est dans ce contexte que l’intervention de Barack Obama du 24 février est lourde de significations. Voici en substance le contenu du discours :
« Nous allons réduire de moitié le déficit budgétaire d’ici 2013. Nous ne laisserons pas les générations futures payer le prix de notre déficit. Nous n’empêcherons pas nos enfants (et les générations futures) de réaliser leurs rêves, nous ne les placerons pas dans l’incapacité de rembourser nos dettes ».
Sans faire de l’Obamania primaire, ce discours est inédit et change profondément la façon d’aborder la crise que nous connaissons. Pour la première fois, un homme politique d’envergure (s’il en est) met en perspective les montants faramineux mis au service de la relance, en indiquant que ces dispositifs auront un prix, qu’il faudra tôt ou tard les rembourser et qu’il ne s’agit en rien de « monnaie virtuelle ». Pour la première fois aussi, un homme politique parle et agit au nom de personnes qui ne sont pas représentées- les générations futures - et qui ne peuvent faire entendre leur voix puisqu’elles n’en ont pas par définition.
On peut se réjouir que la considération des besoins des générations futures et de leur non compromission soit pour la première fois aussi clairement exprimée par un responsable politique de premier plan, il faudra bien cependant trouver un moyen de les représenter plus efficacement dans nos systèmes démocratiques, le développement durable les concernant au premier chef.
17:56 Publié dans actu, citations, politique/gouvernance, social / sociétal | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : relance, générations futures, dettes, obama
12.02.2009
Citation
"Il n'y a pas de vérités définitives ni d'affirmations irréfutables, il y a des processus de questionnements qui facilitent le raisonnement et éveillent la conscience"
10:36 Publié dans actu, citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.12.2008
Steven Chu, un Nobel à Washington
Steven Chu, un Nobel à Washington.
Alexis du Fontenioux. Décembre 2008.
La conférence de Poznan nous l’a confirmé, le monde attend de connaître la position et les propositions de l’administration américaine en matière de lutte contre le réchauffement climatique.
Barack Obama a enfin sorti un nom après le refus d’Al Gore, il s’agit de Steven Chu.
Steven Chu est un scientifique, prix Nobel de physique. La proposition est intéressante, un scientifique développe une construction de l’esprit particulière faite de pragmatisme, de réalisme. Certes, un scientifique n’est pas à l’abri d’une idéologie, mais il connaît en général les règles et les gardes fous qui préservent du dogmatisme. Il se doit de développer l’esprit critique et accepte la controverse. On peut supposer que Steven Chu intègre et développe de façon pertinente et aboutie les éléments du « dossier ». On peut noter que les chefs de gouvernements précurseurs en matière de changements climatiques avaient en général une formation scientifique et une appétence particulière au traitement de ces questions. Margareth Thatcher, malgré tout ce qu’on peut lui reprocher, fut l’une des premières personnalités à écouter et à s’intéresser aux travaux du futur GIEC ; scientifique de formation, elle comprenait leurs discours. Bien sûr, être scientifique ne garantit pas l’efficacité ou l’engagement (Angela Merkel, physicienne de formation, n’est pas particulièrement proactive sur le plan climat européen), mais il y a fort à parier que Steven Chu sera écouté, un prix Nobel étant par nature crédible.
Que Steven Chu soit brillant, c’est une chose. Qu’il parvienne à bousculer une société terriblement conservatrice quant à la sauvegarde de son mode de vie en est une autre. Barack Obama a choisi un « non politique » pour occuper un poste éminemment politique ! Steven Chu sera confronté à des lobbies surpuissants, qui ne jettent jamais l’éponge sans y être contraint. Rick Wagoner (CEO de General Motors) est allé jusqu’au bout de sa logique et n’a consenti à une inflexion de sa stratégie que devant la faillite accomplie. Steven Chu devra vite apprendre un métier qui n’est pas le sien : la politique.
Claude Allègre fut un universitaire reconnu, respecté et crédible. Son passage à l’éducation nationale fut courageux, mais inefficace. Steven Chu est un scientifique reconnu et crédible. Aura-t-il le poids politique suffisant pour surmonter les chausses trappes de Washington ? Bon courage !
16:34 Publié dans actu, citations, environnement, politique/gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, steven chu, changements climatiques, lobbies, négociations sur le climat
12.12.2008
Débat Giscard Cohn-Bendit
LEMONDE.FR | 10.12.08
09:36 Publié dans actu, citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eolienne, giscard, cohn-bendit, nucléaire
09.12.2008
Parabole de Marcel Boiteux
Parabole de Marcel Boiteux
Le développement durable, Académie des Sciences morales et politiques
“Imaginons que notre planète soit un vaisseau spatial, dans lequel les ressources et l’espace sont rares. Que se passerait-il dans ce satellite si l’un des cinq occupants absorbait à lui seul 80 % des ressources et provoquait les trois quarts des pollutions? Tandis que l’un de ses coéquipiers ne mangerait pas à sa faim et que deux autres ne dépasseraient guère les limites de la survie ? On crierait au scandale. Telle est pourtant la situation de la Terre.”
… imaginons la suite…
De surcroît, notre occupant est vieux et sa vigueur diminue (démographie, en 2050, 40% des Japonais auraient plus de 65 ans). Ses coéquipiers sont parfois prêts à la mort pour partager ses ressources (immigration et migrations climatiques. Déjà 2000 cadavres repérés par les pêcheurs du canal de Sicile!). Jusqu’à présent il tient par sa connaissance technologique du vaisseau mais il est déjà menacé par la jeunesse et l’ardeur d’apprentissage de ses équipiers qui aspirent légitimement à en prendre le co-pilotage (émergents). Notre vieux ne pourra lutter durablement contre la volonté de ses congénères et leur instinct de survie, il devra coopérer à une meilleure organisation du vaisseau, sous peine de se faire débarquer au regard des injustices initialement crées.
16:01 Publié dans actu, citations, billets d'humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marcel boiteux



